vendredi 1 février 2008
Grippal
Par la lucarne de nos vies la lenteur fustige l'écho d'un silence sur la page immaculée de nos suaires. La vie est une loge de leur chimères assassines, les rampes se dressent dans des canons sanguinolents. L'arpège d'une symphonie distille le transit d'une danse colorée ; Harmonie de crinière. Les hennissements dévalent la pente de l'orage. L'éclair déchire le ciel sombre, la spirale dévore l'éclectique sacrilège. Sur le sol les terres avalent les vies résistantes. Les lacs dispersent leurs liquides noircis. Pollution des sources sacrées. La parodie n'est plus un leurre. Sur leurs visages, nous lisons la crispation de l'angoisse à son apogée. Folie illusoire, il est trop tard. La spirale se déchaine, aspirateur de poussières mortes. Le trou noir avale la béance de nos certitudes . Les trottoirs baignent dans un sang vif et chaud. L'odeur de la mort avale les dernières espérances des narines. L'oxygène se raréfie, les arbres sont morts. La nuit ne rend plus l'oxygène aux damnés de Gaïa. Les cris résonnent encore dans les limbes . Matières organiques et engrais d'une vie nouvelle. C'est la grippe.
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2 commentaires:
Programmée par quel esprit maléfique.
La spirale. Nous sommes sur d'être sur de rien.
Moi je sais maintenant. Que tu me crois ou non n'y changera rien, c'est vrai.
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