
Pluie. Vent. L'arbre se prosterne mais ne rompt pas. Ne pas se fendre. Résister. Tenir, s'enfuir, courir, revenir. L'espoir au coeur, me dire que tout n'est pas encore mort, qu'il reste encore cette fièvre au corps. Que le coeur peut encore s'emballer dans les sanctuaires du vent. Se dire que tout résiste, qu'il existe encore assez de fous pour ranger les idéologies crasseuses de nos despotes. Balayer , ranger, classer et finalement tout bruler. Nous ferons l'amour sur les cendres de nos ancêtres, de nos enfants peut être. Creuser. Ronger. Déplier la voile de la stupeur sur l'océan de la révolte. Crever les yeux aveugles, forcer la putain nationale, la prendre comme une vierge sénile. Vieille fille sans âme. Labourer la terre. Respirer. Transpirer les perles du sang sur les vaisseaux fantôme. Laminer les consciences. S'accrocher au rêve comme d'autres s'accroche à leur porte feuille. Casser, construire, casser, construire. Sempiternel refrain. Mouvement. Tout se ralentit, machine arrière pour mieux sauter. Reculer. Avancer. Stagner. La peur au bide. Trembler. Chevrotante dans la gueule du loup. Pluie, vent, l'arbre se prosterne mais ne rompt pas.
4 commentaires:
Il me semble reconnaître ce deux petites lumières d'yeux qui m'ont guidé un soir d'hiver.
Lune en toi.
Sourire...
Merci cher troll.
L'arbre ne rompra pas, il faut que je me le répète pour ne plus douter... Bonne fin de soirée.
Non, il ne rompra pas, la lune veille sur lui. Je te sens si loin en ce moment, si loin...
Belle journée.
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