lundi 28 avril 2008

Une époque formidable

Il pleut. Et dire que j'étais prête à sortir, à aller cueillir cette fleur printanière sous le bitume sclérosé des pavés. Finalement, je vais me coucher en me masturbant et en pensant à (je vous le dirai même pas) et en fantasmant jusqu'à la lie de l'orgasme pantagruélique de mes dérives. Non, je l'ai déjà fait ce matin. La pluie s'arrête. Allez, je me risque sous les giboulets d'avril.

Pause

De retour, commémoration mai 68 sur tous les étalages, slogan creux qui ne résonnent même plus sur les murs de la cité. Tout est propre, balayé, aseptisé. Dans les vitrines les robes fleuries à la mode hippies. Cité de carton. Et les esprits perdent le gout de la révolte. Tout le monde, bien à sa place dans sa petite maison en carton, avec son petit confort. Rien ne change.

Pendant ce temps, le flambeau des artistes de demain s'éteint. Ces 40 ans ont un goût bien amère. Sous tous les toits, le même refrain enrobé de la peur de perdre un petit brin de bonheur. Je devrais arrêter de regarder le monde en grand et me confiner dans l'espace réduit de mon noyau familiale.

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Miam.
La pluie, s'arrête ? Snif.

IndigOr a dit…

^^

ben oui spéce de voyeur... me demande si je vais pas me recycler dans la littérature érotique... j'suis sure que je ferais un carton !

Anonyme a dit…

les hirondelles sont en retard cette année ....

Anonyme a dit…

Nous ne sommes maintenant plus que des pantins de cette société.
Une voir du monde dans la rue est bien difficile tant les Hommes veulent préserver leurs intérêts personnels, et non leurs intérêts sociaux.
J'aurais aimé avoir 20 ans en Mai 68.

Sur ce, je te souhaite une agréable masturbation qui le sera, j'en suis certain.

IndigOr a dit…

Ha, je ne suis pas un pantin moi ^^
Pour descendre dans la rue, il faut s'unir, j'ose croire que c'est encore possible.

Merci pour la masturbation, c'était hier... aujourd'hui c'est fête c'est ravioli... lol

IndigOr a dit…

Oui anonyme les hirondelles aussi sont perturbées.

Anonyme a dit…

Il faut partir de soi pour aller vers le monde, si tu fais l'inverse tu tomberas dans le nombrillisme pseudo littéraire genre angot ou mrejen ou sophie calle et tu deviendras une pouffiasse de plus qui écrit, une activité en somme que tu pratiqueras comme certaines personnes font du badminton ou des réunions tuperware. Ha ! Ta poésie changera le monde ! et non la rhétorique de gauche ! Mais le langage déréglé, yes ! Les micro-révoltes (comme il existe des micro-crédits), double yes ! Mon cul sur la commode, yes ! Fédérer les bandes, ou les "communes", librement, sans chef, pour l'ultime insurrection, ooooh yes ! Se masturber quand il pleut, yeeeees ! Jouir sans entraves, si ! Créer et résister, daaaaa ! L'auto-organisation, ja ! Terminer le travail commencé en 68, voui ! Créer des théâtres, des revues (prochainement en ligne (puis physiquement sur papier) "la boîte de pandore"une bombe qu'on met en place), squatter des baraques, faire des concerts sauvages, des pique-niques anarchistes, des manifs spontaneés, se réapproprier la cité, fédérer nos âmes folles-artistes, YES ! puisque l'on sait bien que l'on ne peut pas agir seul... Bises !

IndigOr a dit…

Que veux tu que je te dise...
Viens me chercher ? lol