dimanche 4 mai 2008

Aujourd'hui c'est dimanche

Soleil. L'herbe tendre invite. Me rouler sur la terre. Jouir sur le gazon des cités. Faire corps avec le soleil, laisser ma peau rôtir sous son joug. Un hiver se termine.

13 commentaires:

Anonyme a dit…

Le printemps jouent de ses multiples facettes, l'été s'invite. Ce fut une belle journée.
J'ai aimé la nature un peu plus que d'habitude, je suis rentré tard.
Et me voilà maussade, hagard. Je me déteste car rien dans ma vie ne me permet cela.
Vous avez raison...la continuité sûrement.

IndigOr a dit…

Je suis allée sur l'herbe, j'ai discuté avec deux dames du quartier, j'ai pris un énorme coup de soleil sur une zone que j'avais oublié de protéger avec ma crème indice 30... j'ai un drôle de carré rouge dans le dos... que je vais probablement porter tout l'été. Je me fais rire.

Je suis rentrée, j'ai pris une douche, je me suis posé un henné sur la tête, je me suis servi un verre de rosé... etc...

Finalement à cet instant et ayant regardé le film du dessus, je me dis que j'ai une belle vie, même si la ligne est plutôt sinusoïdale (j'sais plus si ça se dit comme ça et je m'en fous)

Là, j'ai envie, du haut de mes 33 ans, de vivre simplement, sur une terre déserte et de passer ma vie à planter des arbres. Je trouve que ça me plairait bien une vie comme ça, loin de tout. ou alors être amoureuse, j'aimerais bien être amoureuse, pour de vrai, avec tout ce qui va avec, juste une vie simple...

Là, je suis bien avec moi-même, avec les autres, les méchants, les gentils, les bizarres, les fous.

Je crois que j'ai envie de paix. Oui, une paix douce, une force tranquille.

Anonyme a dit…

Je vous trouve rayonnate dans vos propos et cela me fait du bien, continuez!

"La force tranquille" me donnerait un peu la nausée, trouvez s'il vous plaît une autre formule, je n'ai rien à exiger je le sais mais je vous serais redevable sans aucun problème.

IndigOr a dit…

Que vous donner que vous ne possédiez déjà ?

Je suis force tranquille ce soir, torrent déboussolé surement demain... fille des torrents sur les rivières, mon esprit dérive au fil des jours... je prends même un souffle, une brise et me voilà partie comme une feuille tourbillonante.

J'ai des envies de voyage et je suis une sédentaire qui prend racine. Un chêne, je suis une chêne.

Anonyme a dit…

Moi Un tronc, nous voilà tous les deux de bois à quand le feu pour unir nos cendres.

IndigOr a dit…

Monsieur le Troll,

Je vous aime d'un amour absolu.
La passion m'a consumée... je n'en veux plus, j'ai trop brulé, trop souffert, je ne veux plus m'embraser, je ne veux plus de cette souffrance...

Je suis un être trop fragile et j'ai besoin de stabilité... j'ai besoin de construire, je ne veux pas bruler...

Je conçois bien que vous puissiez me désirer comme un bateau ivre, mais je ne suis pas un fantasme.

Je peux être une amie pour vous, mais je ne veux pas vous faire souffrir une nouvelle fois en vous laissant miroiter je ne sais quel mirage...

Je vous demande d'apaiser votre braise... ou de la destiner à un être de chair...

IndigOr a dit…

Et voilà... je sens que vous partez à nouveau... il faudra que tout cela cesse un jour...

Anonyme a dit…

Je n'ai jamais souffert de vous, mais de mes contradictions seulement. Je n'ai nul besoin de chair et surtout pas de la vôtre j'ai trop de respect pour vous et ne saurais certainement pas vous satisfaire. C'est de l'esprit que je veux Mademoiselle, de l'esprit, mais y a-t-il une différence vraiment? je n'en suis pas si sur.
Je suis un voyeur, un doux rêveur pas un violeur, ni un amant.
Longtemps je fus privé de la parole, longtemps les gens ont pensé pour moi et j'ai cru ce qu'il pensais de moi; je me suis façonné à leur image, à celle qu'il voulait que je ressemble.
33 ans, cet à cet âge que j'ai décidé de parler et commencer à dire ce que ma tête lourde tête avait retenue jusqu'alors. Un flot est sortit livrant tout dans le désordre comme il m'arrive de le faire encore, les gens n'ont pas compris ( comment l'aurait-il pu je ne me comprenais pas moi-même)
Je suis entré dans la "normalité" et j'ai ordonné les mots, je les fait miens, ce fut dur et je n'y suis pas encore arrivé aujourd'hui.
Vous connaissez un peu de mon histoire, la moindre discrimination me met hors de moi.
J'ai décidé aussi de remplacer ma force physique pas mes mots car il m'est facile de faire taire mes détracteur par la violence, mais je sais pour l'avoir expérimenté que les mots sont parfois cent fois plus violents. J'arrive à me maitriser un peu et privilégie le dialogue en toute occasion.
A ce jour j'ai tout remplacé par les mots même ce dont vous me pensez capable envers vous, l'acte sexuel.
Peut-être suis-je allé trop loin, je ne supporte plus que l'on me touche.
Je ne vais pas continuer Mademoiselle car tou se brouille maintenant des mots risque de m'échapper, des mots que je ne contrôlerais plus.

Peut-être vous ai-je fais peur, pardonnez moi!
Je hais ce monde, Mademoiselle, ce monde qui à fait de moi un soldat et pas un amant.
Vous fûtes pour moi une belle rencontre "virtuelle" si vous voulez.
J'aurais du mal après cet aveux à revenir, merci encore.
Pardonnez moi encore de vous avoir effrayé et d'avoir étéun peu brouillon ce soir j'ai encore quelque progrès à faire.

Le Troll,qui n'avait Dieu que pour vous.

IndigOr a dit…

Cher ami,

Vous êtes décidément trop excessif, comme moi surement...
Vous ne me faites pas peur, plus rien, ni personne ne me fait peur.

Je voulais juste être claire avec vous... Je sais qui vous êtes, très cher et vous savez comme votre présence m'est chère.

Je ne supporte plus les multiples abandons dont j'ai du faire les frais...

Sexualité... ce n'est même pas de cela dont je parle, c'est juste que je ne veux pas m'embraser... j'ai peur de moi, de ma folie qui est un poison au quotidien.

J'ai 33 ans et je me sens ravagée, non par vous, mais par moi. Je suis un volcan...

Je ne puis me résoudre à entrer dans la norme... je n'ai jamais pu.
Je suis maladroite...

Pardonnez ma maladresse. Je crois que je ne serai jamais guérie de moi-même...

Haïr ce monde, c'est déjà l'aimer.

Pour moi, c'est l'indifférence qui s'installe un peu plus chaque jour...

Je lutte pour rester vivante, ne pas éteindre tout l'amour que j'ai en moi, cet amour absolu que je touche bien souvent.

Je suis une frustrée. Je suis frustrée de ne pouvoir toucher mon idéal inaccessible. Je suis une frustrée de l'absolu et en même temps il me rebute, il est la cause de mes tourments, il m'occasionne des déboires dans la réalité...

Je suis une frustrée parce que j'adore ma folie et je veux la vivre dans la réalité...

Mais je n'ai pas le droit... je voudrais être hermite dans une grotte, me nourrir à l'arbre, me laver dans l'eau vive d'un ruisseau cristallin, je voudrais enterrer mes crottes comme les animaux, je voudrais danser sous la lune, je voudrais chanter pour les étoiles, je voudrais ramasser mon bois pour me chauffer, je voudrais tuer de mes propres mains l'animal que je mange, je voudrais faire des totems avec des pierres et des feuillages, parler avec les oiseaux, les arbres, planter des graines, vivre au rythme de mon corps, des saisons...

Je suis une louve, je suis folle.

IndigOr a dit…

Bref... je sens que tout s'enfuit déjà...

Nous sommes au delà des mots... je l'espère.

Je vous embrasse, le Troll.

IndigOr a dit…

Puis votre aveu n'en est pas vraiment un... je vous connais trop, je ne vous ai jamais inventé, je suis en vous.

J'en ai juste marre de parler à mon ordinateur... c'est moi qui m'en vais.

Anonyme a dit…

Mes mots ce sont enfourchés sortant de la meule en trop grand nombre. Le bégaiement est survenu chez l’enfant timide. Il a voulu laisser parler son cœur mais même son cœur bégayait. Il ne trouvait plus les mots dans sa tête. Il n’a pas tout dominé, pas encore…peut-être que l’humanité n’est pas si moche après tout.
Sommes-nous déjà de vieux amis ? Servons-nous de l’un de l’autre pour expulser ce trop plein que nous conservons ?
Si la vie s’était comporté mieux, elle aurait distribué en deux…soyez cette amie je vous prie !

Votre Troll.

IndigOr a dit…

L'humanité peut être belle, puissante, magnifique.

Mais nous sommes trop nombreux sur cette terre, ça gâche tout...
C'est plus le monde et sa façon de fonctionner qui me laissent indifférente... il y a des affreux sans noblesse (d'âme) aucune qui nous gouvernent et ça je ne puis le supporter...

Je n'ai point de trop plein à expulser mais je veux bien être votre oreille, cher ami. J'aime votre présence.

Je vous embrasse.