vendredi 9 mai 2008

Eux

Les acacias sont en fleurs. L'an dernier, une tempête avait tout ravagé. Pétales jonchant le sol, les passants puis le pourrissement. Cette année, le ciel est gris. Le vent ne souffle pas. Tout est là. Il y a un an.

Aujourd'hui, entre spectacle de fin d'année et bande son. Rien ne change. Tout est à sa place. En ordre. Et pourtant, les pétales d'acacias jonchaient le sol. Elle était amoureuse. Elle se souvient. Je l'attendais.

L'autre est venu. Un an bientôt. Elle attendait. Je n'attends plus. Il est un autre.

Aujourd'hui, à bras le corps, des jours et des nuits. plus d'attente, la dérive. L'hiver fut étrange, plus étrange que les autres. Différente, à fleur de peau. L'expérience du mot amour. Celui qui fait naitre le printemps, l'absolu divin. Il est là, tenace, un ruisseau de bohème glissant le long de ses courbes. Des envies de retour, retourner à l'endroit même de la fêlure amoureuse. Un après midi sur le quai de la gare, le dernier baiser, le dernier regard. L'âme en errance, la petite graine dans le corps, le coeur lourd de leurs nuits idéales. Ils étaient beaux.

Il est 15H. Le temps aussi est étrange. Balance somptueuse d'une ridule sous ma frange. Des envies qui s'échappent. Plus rien. Le désir, la balance. Cette ridule, la marque. Le temps passe. J'ai des envies de retour.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Des larmes étranges mouillent mon visages. Elles ont un goût d'océan.

IndigOr a dit…

Ha ? ^^

Anonyme a dit…

oui, tu m'émeus

IndigOr a dit…

:)