Le printemps pousse ses cris de renaissance. Le bruit résonne juste. Les chiens écoutent les messages tendus. Leurs ailes comme des nuées sombres dans le ciel limpide. Le soleil et la pluie réchauffent la terre endormie.
Et les corbeaux croassent leur morbide lithanie et c'est au crépuscule que le coeur échafaude son battement dans l'espoir d'une Aurore à peine éclose.
Le voyage est un artifice blasphème dans le coeur. Le gouffre sacrilège d'une terre conquise. Le ciel s'obscurcit et les pénates rassemblent l'osmose des organdis. Se balance la chimère sur le voile d'un horizon. Verticale d'une attente sur un point. Christique, renaissance d'un feu éteint. Les oiseaux se rassemblent et parcourent le canal salvateur d'une légende déjà écrite. Quelques éclaircies et le ciel dessine les courbes sublimes d'un visage dépossédé.
Chaque pas est une traversée. Lac des eaux corrompues. La pluie ne vient toujours pas et le ciel s'obscurcit de plus en plus. La reine appelle le soleil en vain. Le temps semble se suspendre sur l'éternel dérive. Le ciel est vide. L'allier rend la folie pornographique. Les cloches sonnent le glas Les voix sont claires et les eaux noires auparavant blanchissent. Deux oiseaux dansent leur ronde liberticide. Ils ne s'attacheront plus et s'abandonneront dans une vie courte. L'éphémère d'une rigole dans un lac à sec. La terre est sèche. Les racines de l'arbre s'enfoncent plus profondément et les vents ne pourront plus les pourfendre dans ses tempêtes violentes. Les pies jacassent. L'histoire s'achève.
vendredi 29 février 2008
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3 commentaires:
C'est une empreinte qui s'écoule dans le temps, traversant les déboires de la nature. Ca redemande une relecture pour s'imprégner de l'empreinte.
Merci de ton passage sur mon blog.
reg@rds.
L'histoire s'achève. L'histoire commence...
Une histoire commence, la mienne.
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