mercredi 1 juillet 2009

35 ans

Plein feu sur le temps qui trace les sillons de ma terre. Un chemin distille ses arômes, artifices sporadiques sur l'échine qui martèle le sol. Pas sur la chevauchée du sentier, parcours en mouvement d'une inspiration. Expression personnelle dont les codes s'encrent au fil des pages.
J'ai l'âge des fontaines généreuses. Source chaude et vive stimule la roue des âmes.

mardi 30 juin 2009

La veille

Cette nuit un avion s'est scratché. C'est le première chose que j'ai entendu quand le radio réveil s'est déclenché. La terre avale le ciel. Il fait chaud. Je voudrais suspendre le temps.

mercredi 24 juin 2009

Voyagissime

J'ai l'esprit qui clapote dans des mélopées fertilisantes. J'ai mes divagations encore. J'ai des corps à explorer, matière vibrante. J'ai des réussites dans des échecs. J'ai des rendez-vous étranges dans des pays de cocagne. Créatures informes et multiformes m'entrainent dans des vaisseaux amarrés. Des terres et des gouffres me séparent de moi-même, de l'infime parcelle à la grandeur stupéfiante des visions hallucinées. Je chevauche des destriers aux galops infernaux. Je cours et je nage, je vole parfois, éthériques splendeurs. Un fourmillement dans les tripes et mon inlassable désir qui s'étend dans les viscères. Papillons de fantasmes aux portes du rêve.

lundi 22 juin 2009

En vies

J'ai un signal qui clignote à l'intérieur comme une balise. J'ai des envies d'espace démesuré. Des prairies à perte de vue. Herbe fraîche et menue sous mes pieds. Des cascades cristallines et chantantes. Des horizons verdoyants que le vent caresse de sa langue. J'ai des envies de jupons ondoyants au rythme de mes cheveux très long. J'ai des envies de nids, de mousses et d'ombres d'arbre. Me rouler dans la terre, sentir les forces telluriques, ne faire qu'un avec l'immensurable. Vagabonder dans mes libertés spacieuses. Danser, tournoyer comme une toupie, me fondre dans un mouvement de vie. Délicieuse spirale au rythme d'un coeur. Baboum, baboum...
Tambour et violoncelle des herbes folles. Retrouver ce plaisir de mes enfances, cette énergie sauvage et vive.

vendredi 19 juin 2009

Eloge du rien

Les sphères se rejoignent formant la spirale de ces cycles nécessaires. Ovide se retourne et l'histoire prend forme dans mes synapses spirituelles. J'ai des charismes dans la bobine. J'attire, alpague, intransigeante flamme sur les coléoptères. J'ai trois déesses dans les tripes. Les unes assument les conséquences des autres. Chacune s'imbriquant parfaitement dans les schémas qui me caractérisent. J'ai trois femmes jonglant sur l'espace de mes trois âges. De l'infiniment petit à l'infiniment grand. Des liens de mes naissances à mes décadences et mes métamorphoses. Je suis une roche malléable, palpable, "sculptable ". L'érosion de mes organes et ma peau qui se durcit. Des plis, petites ridules aux coins des yeux. Des sillons de temps, des cicatrices. Et pourtant, cette béance dans mon sexe, cet aspirateur de songes, cette faille immense, là où plus rien n'existe, ni les couloirs dans l'espace temps, ni les chaos de mes dérives.

Je n'existe pas. Dans l'univers, je ne suis qu'un petit point même pas visible à l'œil nu. Même ces petits points lumineux dans le ciel sont des milliards de fois plus grands que moi. L'humanité entière ne réunirait pas assez d'énergie pour une étoile, la plus petite soit-elle. Nous ne sommes même pas visibles de la lune, même pas du ciel ou du haut d'une montagne... c'est dire notre insignifiance. Qu'est ce qu'elle en a à faire la terre, cette grande déesse, de nos activités ? De nos pollutions, nos extinctions et de la fonte des glaces. Qu'est ce qu'elle en a à faire de ne plus avoir de vie, ces parasites, sur elle ? Qu'est que ça change dans le fond ? Vous voulez que je vous dise ?
Rien.
Voilà, aussi clair, aussi net et précis : RIEN
Nous n'existons pas, nous ne sommes que des petites énergies inutiles et néfastes. Absurde non?
Et pourtant, j'ai trois déesses dans la caboche.

jeudi 18 juin 2009

Petits crachins

Je me réveille, deuxième café. J'ai une boule dans les tripes. La fatigue m'observe comme un gouffre avide. J'ai le vertige. J'ai un je ne sais quoi dans la caboche qui m'appelle. Un voile sur mes rétines. J'ai l'impression de me faire bouffer par un ogre. Le ciel se couvre de ses nuances grisâtres. Il faut que je refasse du café...

Je pense reconnaissance. Je supporte que l'on m'admire, comme dit la chanson. Je veux que l'on m'aime, m'adule. J'ai des envies de singularité. Mon ego est en manque. Je n'arrête pas de me tâter le nombril, mais ça marche pas. Rien à faire, je dois mourir à cette forme obsédante. La métamorphose est fatigante. J'aimerais apprécier mes mutations profondes, aucune paix possible dans cet organe à penser. Le tourment devient crédo. J'envie ceux qui savent avancer en toute confiance.

Depuis mon enfance, je me sens protégée par une force. C'est confortable diront les athées convaincus. C'est un conditionnement de l'esprit, tu te convaincs de cette protection, mais c'est toi, tu es seule, t'accroches pas, surtout pas une force supérieure. La quête du père me dit la psy, Dieu le père. Donc, je me suis inventée une espèce de bonne étoile. Certes, c'est peut être plus plausible. Ce terrible besoin de sécurité, cette constance qui me fait défaut depuis toujours. L'abandon, je ne supporte pas l'abandon, et pourtant je n'ai de cesse de quitter, mourir, abandonner pour un ailleurs. Je me sens écartelée dans mes organes internes. Cette puissance des contraires, des paradoxes, des antithèses. Je suis un mélange de tout et son contraire. Une sorte de truc binaire perpétuel. Foutu conditionnement !

Je veux mourir ! Je veux dire que je veux partir. Prendre un train pour un ailleurs. N'importe lequel, peu importe puisque Tout est parfait ! L'ensemble, encore et toujours cette appartenance qui me fait défaut. S'intégrer, s'imprégner, se baigner dans cette masse corpulente. Ça me fout les boules ! Je ne l'aime pas je crois. Disons que je ne sais pas faire corps avec. Je dois être un extra terrestre ou un truc inconnu. Un OVNI, oui, voilà, un truc qui vole dans l'espace temps sans trouver d'accroches, sans trouver de terre pour se poser, un lieu d'accueil. Je suis l'exilée perpétuelle.

mercredi 17 juin 2009

Vertitude

Un petit soupir et vogue l'esprit de ses vides sidéraux. De quelle couleur est-il ce vide qui alpague comme une vague de spleen ? Des envies de vert, vert émeraude, profond et insaisissable. En eaux tranquilles, bercée par la vie, effervescence.