mercredi 9 avril 2008

La folle amante

L'esprit suinte sur son corps en sueur. Elle glisse, se lance dans ses chairs putrides, vieux ossements décadents. Elle continue la chanson et son esprit, un cloaque insipide. Gouvernant et mes désirs prennent forme dans sa flèche. Elle l'emportera sous ses assauts et les ferments de mon terreau fermeront ses orifices dérisoires. Saloperie de vaisseau fantôme. Et l'arbre continue ses tortures sur ma raison. Son intrigue comme un poison, mauvais génie, je vous ferai rompre, vous céderez dans cette vie. Nos corps s'enliseront et nous prendrons racine. Infidèle, infidèle chienne, louve courant loin de vos chimères. Je cours, je cours et vous me rattrapez toujours. Nous détruirons le monde si c'est votre souhait, mais construisons un jour. Le temps viendra où nous devrons semer maudit amant. Folle, folle, vous me voulez folle, dans ma course, toujours à vous chercher. Je vous maudis comme vous me maudissez.

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Combattre est une force, surtout quand il faut se défendre. Armé d'attention et de bon sentiment, vous mènerez votre bataille au delà de vos propres désirs. Unissons nos esprits et ne formons qu'une et seul même personnalité. Je ne vous maudit point, gente amante, vous me séduisez et j'aime le jeu qui nous rapproche tendrement.


Bisamicales.

IndigOr a dit…

Le désir rend fou, mais mon bateau est solide, il a bravé bien des tempêtes, il a navigué sur bien des mers, des océans... Son bois est impérissable, la coque est solidement arquée.
Unissons nos esprits alors... puisque c'est sans doute la seule issue possible à mon tourment...
Mais le gout des corps est plus puissant encore, le corps...

Anonyme a dit…

Et ton livre, ça avance ?

IndigOr a dit…

Ca avance, ça avance... ne vois tu pas ?

Anonyme a dit…

L'arbre ne maudit personne !

IndigOr a dit…

Si l'arbre ne maudit personne, je dois être maudite par je ne sais quel esprit...
Ca doit être la richesse, ça doit être ça.

Je vais me faire fleuriste.

Anonyme a dit…

fleurissons nous, maudite sois tu.

IndigOr a dit…

Tu le vois mon doigt dans ton cul ?

non?

Ben tant pis.

La justice ne m'appartient pas... elle appartient aux dieux.

Je ne suis qu'une messagère...
Je connais mon peuple, Moi, la bohémienne.