mardi 8 avril 2008

A ma mère

Comment ai je pu oublier mon feu naturel ?
Comment ai je pu laisser cette société m'éteindre ?
Moi dont l'égo est mort il y a deux ans déjà...
Comment ai je pu oublier mes frères de l'asile ?
Ceux la même qui m'ont portée de leur humilité
Comment ai je pu craindre la sincérité de leur coeur ?
C'est à croire qu'ils souffraient en secret
C'est à croire que j'avais donné à cet homme tout mon feu.
Ô toi, Ô vous... voleurs de bohème...
Toi vieillard possessif de mon coeur
Toi dont le coeur est sec comme une branche morte
Toi qui m'a portée, toi qui savait ma détresse
Toi qui voulais le fruit de mes entrailles
Mais il te rejette ce fruit, il te rejette.
Laisse mon foyer en paix avec tes pensées obscures
Laisse mon foyer bruler en paix
Retourne d'où tu viens, retourne dans les myriades de ton esprit
Tes 9 portes t'appartiennent, tes 9 portes sont ton œuvre
Tu ne m'entraineras pas avec toi, tu ne t'empareras plus de mon âme
Triste pantin désarticulé et manipulateur
Je suis libre, je suis sauvage, je suis femme du vent
Celle la même que vous vouliez pour vous tout seul
Mon coeur est solide, mon coeur est vaste
Tellement vaste que vous romprez avant moi
Ma jeunesse est un corps, ma jeunesse est un voilier
Ô triste sire, Ô triste oraison
Ma chapelle m'appartient, ma chapelle est un sanctuaire
Elle accueille en son sein l'espoir d'un génie salvateur
La dame du lac, la dame d'amour cosmique
Elle danse la créature, elle danse avec la vie
Son œuvre est gratuite, son œuvre est un poignard
Libre et fière, Humaine de premier choix
Ô vous qui m'avez spoliée de moi-même
Je vous la laisse cette part, je vous l'offre
Cet enfant de misère, cet enfant qui vous habite
C'est la femme qui se lève aujourd'hui
C'est la femme qui revient riche et sincère
Reine des succubes, prêtresse déesse
Riche et envoutante
Aimée du monde entier
Celle qui rythme nos jours et nos nuits
Celle qui vibre d'un feu éternel
Celle qui aime à en mourir
Celle qui accueille les esprits
Celle qui les remercie dans ses prières
Celle là même qui voue sa dévotion
Lune, lune rayonne sur leurs chimères
Voiliers d'arpège organique
Reine de l'ardoise, de la pluie et du vent
Reine de vos démons internes
Reine de vos maladies serviles
Elle porte mais ne rompt pas
Elle berce les enfants perdus
Elle instille les venins de vos esprits
Elle connait le langage universel de Gaïa
Elle promène son sanctuaire dans les souterrains de vos chimères
Lune, Luna
Soleil, Sol
Sa flûte conduit les enfants de la misère
Son peuple de bohème
Elle domine le monde dans chacun de vos gestes
Elle porte en elle vos fantômes
Elle les exorcise pour laisser la lumière
Elle est le chaos, elle est la mort
Elle est la lumière, elle est la vie
Juste équilibre d'une foi à toute épreuve
Elle n'est pas solaire mais s'en nourrit
Eternelle jouvencelle, sœur de Gaïa
Vierge en mouvement, vierge stérile
Elle fertilise perpétuellement
Elle organise et porte
Elle est ma foi, mon royaume
Merci à toi, lune rebelle.

Paix
Force
Amour

4 commentaires:

kronsilds a dit…

ça me touche sincèrement ce que vous écrivez là m'dame !
Je l'ai relu 5 fois + 2 = 7
(Les 9, on les emmerde ! :p )

IndigOr a dit…

^^

reg@rds a dit…

Elle est au ciel comme l'Homme est à la Terre. Les rêves sont-ils utopiques pour autant ?

IndigOr a dit…

Les rêves rayonnent toujours sur le monde, toujours...