samedi 19 avril 2008

Paradoxe

Un acte gratuit est un acte qui fait poids. Offrir c'est recevoir. Certains trouveront ça dépassé comme principe. Certains iraient même jusqu'à tuer celui qui offre pour garder sa toute puissance matérialiste. Il fut une époque où le commerce c'était le troc, l'échange absolu. Même la femme avait réussi à se troquer à l'homme pour plus de confort. Le résultat fut absolument implicite. Suffit de regarder aujourd'hui ce que le patriarcat a fait de la femme. Une vulgaire icône sans âme. Il y'eut des époques où les femmes étaient des déesses, j'ose croire que c'est encore le cas. Pour ma part, j'pense que j'en suis une. Ce n'est pas prendre la grosse tête que de dire que nous sommes des garces en puissance. J'crois que je suis horrible dans mon genre. Humaine. Le pire dans cette histoire, c'est l'aspect paradoxal du fantasme. Je suis une "sadienne" au féminin. J'ai des désirs de flagellations, de pornographie, d'esclavage sexuel, de fouet, de fessée mais aussi de domination, de tuer l'homme, de le massacrer dans son égo de chasseur ou de cueilleur. J'ai des envies de harem, des envies d'exclusivité, des envies d'orgies satanique, des envies de virginité renouvelable. J'suis d'une affreuse beauté. Finalement la femme est aussi atroce que l'homme... je dirais même pire, car elle peut aujourd'hui, se passer de son pouvoir pour jouer de son feu sacré. Un jour, je deviendrai égoïste mais j'y arrive plus. Comme me dit ma mère, tu deviens une vieille fille, ma fille. Ca me fait doucement sourire. Si elle savait, elle en mourrait je crois et ma grand mère... celle qui me dit fainéante, bonne à rien, trop rousse avec mes taches de rousseur, celle qui m'a toujours trouvée laide, pas normale, folle, cas soce... je la bénis de ses bienfaits dévastateurs. Foutues ogresses !

12 commentaires:

reg@rds a dit…

C'est assez violent, surprenant, mais je préfère vénérer la Femme en tant que déesse, plutôt qu'à l'égal de l'homme, qui lui, est irrécupérable...

IndigOr a dit…

Violent oui... mais ma vie le fut, j'suis à son image.

L'homme fera sa propre révolution, un jour...j'lui souhaite, j'me le souhaite...pppff...

Anonyme a dit…

Mademoiselle il me vient une pensée à votre endroit, ce qui ne me fait point délaisser votre envers, croyez-le bien !
Cette pensée que j’ai à votre endroit me met les sens à l’envers et il me faut bien du courage pur rester de bois
Mais j’avoue être d’une sobriété et d’une paresse à ce sujet qui serait pour vous et votre enveloppe charnelle une véritable humiliation.
Il est vrai que je bande mou et que j’éjacule précocement mais tout cela reste en conformité avec ce vis que j’ai très petit. J’aime l’homogénéité, bien qu’en ce cas précis, je n’y suis pour rien, sinon…
Bien souvent les femmes ont soupiré d’ennui alors que je les besognais, j’ai du en réveiller certaines, d’autres, polies m’ont accordé le sourire de l’humiliation en réajustant la mèche qui légèrement s’était assoupit, elle aussi.
Tout cela pour vous dire que de Sade je ne connais que quelques chansons et ne pourrais vous être d’un très grand secours à ce sujet. Que j’aurais bien aimé, mais que je ne peux point vous être d’une plus grande secousse.
On m’a bien conseillé quelques pilules, opérations aussi, mais je suis d’un âge ou le ridicule, ne tue point certes, mais situe son homme quand même.
J’ai un chat à fouetter qui n’est point le vôtre malheureusement. Permettez que je me retire sur la pointe de mon vis, mais je suis sur que vous n’avez rien sentit et que le dommage, donc, n’est que pour moi.

IndigOr a dit…

Magnifique texte tendre compagnon.
Ne fuyez point devant les fantasmagories de mon écriture. Elle se cherche la petite pucelle, elle s'est retrouvée et pourchasse ses ombres encore enfouis. Elle contourne et fait le chemin arrière de sa vie pour comprendre et comprendre d'où elle vient.
Auriez vous peur de goutter sa pomme généreuse. Nous en sommes dans la perpétuelle remise en question et nous échappons.

Vous me faites penser à mon eternel amant, cet Alfred que j'ai torturé fut un temps, permettez que je vous copie/coll ici un extrait de son oeuvre "on ne badine pas avec l'amour"

« Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres, si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois ; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »

Je vous aime affreux Troll, faudra t-il encore couvrir cette page virtuel d'une noire écriture, devrais je encore psalmodier et maudir mes frères ?

Ne partez pas, soyez léger comme je le suis à présent que mon corps réclame la tendresse et l'amour qu'il mérite...

Anonyme a dit…

Indigor..tu es une reine!!

IndigOr a dit…

Une reine sur un trône virtuel qui se languit d'un roi, du haut de son trône réel...

J'suis peut être bonne à marier!! lol

Je t'embrasse cher Sisyphe.

Anonyme a dit…

Permettez que je me flagelle un peu et continue dans la direction ou je voulais vous conduire. Mais comme à votre habitude vous avez su saisir les rênes du cheval fougueux que je suis parfois.
J'ajouterais juste cela ne pouvant rivaliser avec votre Alfred.

Il est bien agréable de se faire mettre ainsi!

Ne croyez pas que je veuille tomber dans la vulgarité mais il est parfois des raccourcis necessaires pour ne pas engluer plus encore la morne plaine littéraire dans laquelle je m'embourbe bien souvent.

Je vous aime moi non plus.

IndigOr a dit…

gggrrr !

Nous allons finir vieux cons blasés...

Ici, c'est le rencard des éternels... c'est sur dans une vie prochaine, nous allons tous baiser comme des dieux !

J'imagine bien le truc, c'est décidé ce soir je fais ma George Sand du 21 ème siècle...

Nous sommes bien là non ?

Anonyme a dit…

je ne suis point éternel c'est de là que me vienne toutes ces palpitations.
J'ai le coeur usé et la tête vide que le vent de la déchéance prend plaisir à parcourir soulevant allègrement les cendres d'une braise autrefois vivante.
J'aurais aimer être Boris pour vous dire les choses bien mieux, mais là encore je faillis.
Je lui céde la place.

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir
Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche
Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...

Boris Vian

J'en suis, moi, à la fin de ce texte et j'ai manqué le début.

Bien à vous, ma tendre et chère.

IndigOr a dit…

J'ai 33 ans. Bientôt 34... comme le temps passe...
J'ai l'impression d'avoir eu tellement de vies depuis ma naissance qu'aujourd'hui tout me semble fade, qu'aujourd'hui tout me semble éteint...

Et pourtant, mon coeur bat encore et je ne sais par quel miracle il s'entête, il résiste comme un navire sans rame, comme un radeau sans naufrage...


J'ai 33 ans bientôt 34...

Tout est réduit en cendre et le Phénix s'envole dans les airs...

Bien à vous mon tendre et cher ami.

Anonyme a dit…

Rouler le rocher à quatre mains...Quand sera le moment venu je ne me défilerai pas ...Il reste tant de choses à vivre ici ou ailleurs..je scrute le ciel rougeoyant ,nul phénix à l'horizon ...Juste quelques flamants roses paisibles dans l'espace ...un goût de cendre dans la bouche j'attends de devenir roi pour te faire reine..lol! et pourquoi pas heureuse enfin...^^

IndigOr a dit…

Pourquoi attendre de devenir roi pour me faire reine... ha ces hommes...

Nous pourrions cheminer...suffit de le vouloir... c'est aussi simple que ça.

Tu es un roi Sisyphe... ça fait longtemps que je le sais. ^^

t'attends quoi pour décrocher la lune?