Ciel bas. Soleil flou. Les arbres presque verts. Intérieur noir.
Une envie de me sentir exister. toucher des doigts ce miracle impossible. Des jours et des nuits à fouiller, chercher, creuser.
Une mouche se ballade sur l'écran. Ça doit être grisant une vie de mouche. Eboueuse pondeuse. Finalement sa vie est moins absurde que la mienne. Elle ne s'embarrasse pas. En plus elle vole. Je me demande comment ça voit une mouche. Si ça se trouve que ses yeux à multiple facettes sont comme une bonne prise de LSD. Oui, vraiment la vie d'une mouche doit être passionnante. Six pattes pour se cramponner, de la bouffe à chier partout. C'est le règne de la mouche dans cette société de consommation. Trop cool. Bon je ne vais pas réécrire sa majesté les mouches, parce que ça a déjà été fait.
Sinon, le ciel s'éclaircit. Une pie, une branche dans le bec traverse mon horizon.
Je me sens grasse en ce moment. Je vais me faire une épuration corporelle, histoire de décrasser cet intérieur qui s'enlise dans les profondeurs désaccordées. Je vieillis. Oui, je n'ai plus 20 ans, je n'ai même plus 30 ans, je vieillis. Personnellement, je m'en fous, je suis immortelle. C'est le corps qui suit plus. Carcasse. Tiens j'ai mal à la gorge. Je dois avoir besoin de parler à quelqu'un. Bon allez cet aprem, je vais dans la cité de cire, histoire de me "reciviliser" un peu, faudrait pas que je m'encroute dans moi-même.
lundi 28 avril 2008
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