jeudi 15 mai 2008
Protection
Gris. Soleil joue à cache cache. Phare flou projette ses dessins sur le bitume sclérosé de mes nuits blanches. Elle danse la douce cavalcade. Farandole sur l'esquisse d'un désir retrouvé. Faire corps, rompre la lassitude blême. L'organisme sismique d'un tremblement sur l'appeau. Le feu revient, le feu s'avive. Flamme ivre sous une brise légère. Douceur moite. Le goût de nos chairs. Diapason, vibrance des ogives. Le soleil sort de la brume. Rayon nucléaire sur mes taches de rousseurs. Les couleurs des arbres tendres accrochent la rétine. Nuancier printanier. Palette vert tendre et émeraude profonde. L'ombre suinte des dérives oniriques. Quelques faunes dansent sur l'arpège solitaire des sexes plantés. Les oiseaux picorent la fleur d'acacia généreuse. Fruit d'amour d'une nature doucereuse. Un silence m'enveloppe. Un corbeau croasse et s'envole.
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3 commentaires:
J"avoue (vu mon grand âge) que je préfère cette monté du désir, elle me sied.
"une fille à sa fenêtre, c'est moi qui passe c'est elle l'inconnue"
"les bras en croix. Allongé nu sur l'herbe, je fixe les volutes nuageuses qui semblent m'évanouïr"
"La pluie en orage violent s'abbat sur l'homme qui coure en direction de la falaise. Il n'est plus qu'un point lumineux sur la lande qui s'écume, ondulante, imitant l'océan déchaîné. L'homme nu s'envole tel un personnage de Folon. Libre, libre, libre...cri l'oiseau humain."
Le fin duvet de sa peau se dresse sous la danse des mots agiles. L'entrainant sous les ogives d'une cathédrale vivante et sonore.
La forêt...
^^
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