mercredi 13 mai 2009

Divine

Tu t'éparpilles dans des champs de blé pétant de lumière. Tu te sens riche, tu dirais même inestimable. Tu as en toi un pouvoir de vestale. Tu gères l'intérieur de ton foyer, ce feu sacré. Tu bâtis des monuments à l'effigie de notre déesse.
Ô parcelle d'absinthe délicieuse !
Tu as des lyres, délire, dans l'harmonie de tes jours. Des visions de source cristalline. Un clapotis perpétuel sur la margelle de tes désirs. Tu te promènes, oisive dans l'éternité,Tu n'as plus de temps, ni d'espace. Tout est dénué de repères. Tu figes des couleurs éclatantes de félicité. Des vaisseaux fabuleux et je te suis dans l'ombre, moi, ton reflet imparfait.

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