mardi 12 mai 2009

Maïeutique

La carcasse s'étiole dans des refuges fissurés. Je ne suis qu'un rêve dans un corps. J'ai du mal à penser qu'un jour viendra où plus rien ne sera. Ce jour où je nourrirai à mon tour la terre qui me nourrit. Je suis en sursis. La vie a un coût, cette pourriture que je promène le long de mes désirs. La naissance est le début d'une fin. Qui poussera sur mes viscères, mes os, ma peau ? Est ce que c'est douloureux la mort ? Dans quel état sommes-nous ? Sommes-nous conscient jusqu'à la fin ?

Et si tout n'était que passage ?

J'essaie d'imaginer l'état de mon être sans conscience, sans pensées, juste une vie instinctuelle, guidée par la survie. J'imagine que tous les repères, les codes sont différents. Y a t-il vraiment un langage sans intellect ? Ne sommes-nous qu'être pulsionnel ? Et la feuille sur son arbre, est-elle comme un cheveu sur ma tête ? Et la fleur qui se fane pour devenir un fruit ? Trop de questions, trop de vies pour un seul être...

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