samedi 17 mai 2008

Fond

Nuages, coton, fatigue. J'ai trop dormi ou pas assez, deux jours que je ne mange plus. Ça doit être ça. La nourriture m'écœure, je ne lui trouve aucune saveur. Je vais manger, me forcer, avaler.

Dehors, le paysage reste le même, imperturbable, immuable. Toujours les mêmes arbres, les mêmes oiseaux qui viennent me saluer au balcon. Seule la fleur d'acacia change. Ses grappes sont volumineuses ce matin, elles se faneront, elles aussi.

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Primo Lévi disait que le plus terrible était de voir que la nature continuait de vivre dans "Si c'est un homme"

Anonyme a dit…

Ce printemps est étrange...

Anonyme a dit…

Etre ange ou ne poas être.

IndigOr a dit…

Printemps étrange... en effet... des fois je me dis que tous mes prochains jours, toutes mes prochaines vies me seront étranges...

Anonyme a dit…

Tu n'as pas une phrase qui parlerait de quelqu'un qui se serait extérieur.

Etranges dans le sens de bizarre ou de étrangère à soi.

Révérence, Mademoiselle.

IndigOr a dit…

Dans le sens de l'étrangeté de la perception... Je crois que je vieillis.

Baise main, Monsieur.

Anonyme a dit…

bonjour bonjour ! On vieilli ! pfff

IndigOr a dit…

Ben c'est pas gênant...j'aime bien prendre de la bouteille moa :P