dimanche 2 août 2009
Noueuse
J'ai un nœud tout au fond. Une sorte d'insatisfaction perpétuelle. Mon intérieur ne me plait pas, il ressemble à rien. J'ai pourtant fait le vide et la matière me pèse tout autant. J'ai le blues papillon. Je voudrais créer mais rien ne vient. Même écrire me devient pesant. Je crois que j'ai usé toutes les ficelles, du moins virtuelles. Je voudrais partir et je me sens comme happée par la lumière. Je me sens comme prête à faire un saut dans tout ce vide. J'ai le vertige. J'ai l'impression d'étouffer, je voudrais être plus légère et retrouver cette texture messagère. Être au service de, une antenne de tous ces mondes que je côtoie et si difficiles à traduire. Je manque d'équilibre. Je vacille entre deux précipices. Sur un fil, un pas de côté et tout semble aspirant.
Demain
Aujourd'hui dimanche. Le silence de non activité, cette atmosphère ouatée ne pousse pas à bouger d'avantage. Dehors, le soleil se bat avec les quelques nuages gris et lourds. Dernier saut, derniers rangements. L'espace commence à ressembler à un semblant d'ordre. Une rune en ce jour, la bannière et la joie. Trouver sa famille, le bonheur dans l'unité avec son "clan". Tout concorde, coïncide. Aucun travers pour laisser place au hasard.
jeudi 30 juillet 2009
Dosage
Nous sommes tous fous et ceux qui disent le contraire sont encore plus fous. Combien glaneront l'espoir d'une humanité s'éveillant à l'inconscience universelle ? Les degrés de la connaissance sont incommensurables. Il existe une panelle de mondes à explorer, tous plus ou moins étrangers.
mercredi 29 juillet 2009
Néant créatif
Que se passe t-il ? J'ai perdu le goût de la création, rien ne vient. Je n'ai plus de trajectoire, plus aucun repère. Plus de désirs, plus de volonté. Je sens que tout s'en va, une brèche. Je sens que tout m'échappe dés que je veux saisir l'instant. Je n'ai plus d'image, plus d'histoire. Je suis vide et inhabitée.
mardi 28 juillet 2009
Bad fiction
Je te cracherai à la gueule ta convoitise assurée. Je te damnerai dans des stimuli ventripotent, luxure et déraison. Je t'aspirerai dans mon aine pour juguler la haine qui transpire. J'apprivoiserai la douleur que tu as plantée dans mes chairs et dans mille ans, tu sentiras encore le coup de mon sabre dans tes tripes.
vogue vague
Tout s'évapore, s'échappe dans les nuées. Flous et florilèges dans les hauteurs. Tout n'est que rêve. Une ivresse dans la poitrine. Le sang s'engouffre dans les canaux. Le coeur palpite au rythme d'un voyage en haute mer. L'esprit chavire et le corps se fracasse contre la roche. Mille débris pour s'accrocher. Vogue tel la branche morte, dérive vers une île, terre d'asile où chaque instant invite aux fleurs de lys. Parfum envoutant, pénètre.
lundi 27 juillet 2009
Papillon
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